CS SLALOMS : BRANLE-BAS DE COMBAT

Le nouveau tracé ultrarapide de la place d’armes de Bure a fait la pluie… et surtout le beau temps!

Une piste repensée

Plus longue, plus rapide et plus risquée, la nouvelle piste élaborée par les organisateurs du 48e Slalom national de Bure a quasiment fait l’unanimité auprès des spécialistes de la discipline. Venu braver les conditions climatiques les plus extrêmes dimanche dernier sur les collines de la place d’armes jurassienne, Yves Hängärtner s’est montré le plus véloce à la fois sous la pluie des essais matinaux et sur une piste asséchée lors des manches course.

Gros cœur

«Ici, il faut des c…, admettait le vainqueur du jour. Ça va presque aussi vite qu’une course de côte! C’est la première fois que je viens ici, mais comme le parcours était nouveau pour tout le monde, j’ai eu ma chance.» Face au pilote de Sutz et sa Tatuus Master préparée chez Jenzer, Jean-Marc Salomon avait aussi une bonne carte à jouer au volant d’une machine similaire mise au point par le Bossy Racing. Après huit mois sans piloter de monoplace, le Jurassien venu de Courtedoux n’est jamais parvenu à inquiéter son rival, même s’il n’a fait que réduire l’écart au fil des manches avant de décrocher une belle deuxième place à seulement 1’’376. «Le parcours est difficile à mémoriser, analysait-il. J’aurais bien aimé encore rouler deux manches de plus. Mais ça va super vite, et j’adore ça!»

Maurer confiant après sa victoire à Saanen

Troisième au volant de sa fidèle formule Renault 2.0, Marcel Maurer n’était pas déçu de son effort, d’autant qu’il avait pu faire préparer son moteur afin d’en obtenir quelques chevaux supplémentaires. «Pour une telle piste, il faut aussi une bonne aéro, et ma voiture commence à accuser ses 17 ans, confiait le jeune pilote de Längenbühl. Mais je suis satisfait de mon chrono, d’autant que la confiance est pleinement revenue après ma victoire à Saanen.»

Sortie de piste pour Egli

Moins heureux, Philip Egli est sorti de la piste peu après le départ de la première manche course à cause d’un cône venu se glisser sous sa Dallara F394 Opel. Impuissant, le Zurichois n’a pas pu empêcher sa machine de tomber dans un ravin en contrebas, occasionnant de sérieux dégâts. Sorti indemne, il a aussitôt rejoint son domicile.

Kammer à haut régime

Avant l’arrivée de la pluie matinale, les pilotes du groupe E1 avaient déjà pu annoncer la couleur sur le plan de la vitesse pure. Danny Krieg hissait ainsi sa Porsche à quelques encablures de la BMW M2 d’Albin Mächler (3’01’588 contre 3’04’111), tandis que Patrick Flammer réalisait un concluant 3’05’’858 sur sa Suzuki Swift S2000. Mais à l’heure des manches course, Daniel Kammer s’est senti pousser des ailes au volant de sa Honda Civic Type R, qu’il fait désormais préparer chez Rikli Motorsport. Auteur de deux manches d’anthologie, le chauffeur poids lourds a pulvérisé la barrière des 3 minutes (2’55’’399), quand bien même Daniel Wittwer s’était fait très pressant en 2’55’’896 sur sa VW Golf après avoir pu refaire sa manche. «C’est mon nouveau parcours préféré, jubilait-il à l’arrivée. Il faut beaucoup de courage, et sous la pluie, c’est limite. Mais quel pied!» Battu mais souriant, Daniel Wittwer ne pouvait que confirmer: «Cette piste est géniale, meilleure que celle des années précédentes. Seul problème, les pneus souffrent, surtout quand on a comme moi des jantes 13’’. La solution? Monter des pneus plus épais, à l’image de Martin Bürki, quadruple vainqueur de classe en quatre courses: «J’ai rarement des problèmes d’adhérence, mais ici la voiture dérape à chaque freinage, expliquait le garagiste d’Uetendorf. L’asphalte et le béton sont très glissants. C’est un parcours exigeant, mais il est parfait.»

Savoir viser juste

Outre celle de «MB» en E1 1600 cm3, l’autre «petite» VW Polo de Stephan Burri s’est fait battre par la Toyota Corolla d’Andreas Lanz de même cylindrée en InterSwiss. Preuve de l’intensité de la lutte, les deux hommes ont chacun shooté des cônes en deuxième manche course, à l’image de nombreux pilotes trop optimistes dans les chicanes encore humides. Egalement victime de tels déboires à Saanen, Danny Krieg a redressé la barre de belle manière en s’imposant face à Hermann Bollhalder (Opel Speedster) et Albin Mächler chez les E1 de plus de 3000 cm3. Plus véloce lors de l’ultime manche, le pilote BMW a dû écoper de 10’’ de pénalité. «Il a fallu essayer plusieurs réglages avant d’obtenir un châssis stable, mais j’y suis parvenu», expliquait Danny Krieg.

Les Romands en force

Outre Jean-Marc Salomon, les locaux de l’étape n’ont pas démérité, à l’image de Frédéric Fleury et Alain Chariatte, quatrième et cinquième des E2-SS. Encore mieux, Jeremy Noirat a réalisé l’exploit de terminer quatrième au scratch sur sa petite TracKing à moteur moto, identique à celle de Jean-François Chariatte en classe E2-SH. Chez les voitures fermées, la meute des ténors locaux a animé la plupart des classes, avec une mention spéciale à Quentin Salomon, Anthony Picard, Quentin Marchand et Denis Baillif en groupes N et A. En l’absence de Sylvain Chariatte (présent seulement lors des essais), le trio formé par Arnaud Donzé, Michaël Béring et Patrick Vallat n’a pas démérité face à Jürg Ochsner en InterSwiss 1600 cm3, tandis que David et Alexandre Comby ont remporté les classements de plus de 3 litres.

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