LAMBORGHINI URUS: SUPER-SUV

Hier soir, dans son fief de Sant'Agata Bolognese, Lamborghini a dévoilé le premier Super-SUV de l'histoire de l'automobile, l'Urus.

Si, jusqu’ici, Lamborghini a toujours vanté l’expérience émotionnelle de ses moteurs à aspiration naturelle (V10 et V12), pour son super-SUV, le constructeur italien leur a préféré un moteur suralimenté par des turbocompresseurs twinscroll, disposés en parallèle. Le moulin, on le connait puisqu’il est déjà installé dans le compartiment moteur du tout dernier Cayenne Turbo. Il s’agit du V8 de 3996 cm3. D’une puissance de 550 ch dans la Porsche, il en délivre 100 de plus dans la Lambo: 650 ch et 850 Nm tous disponibles entre 2250 et 4500 tr/min. Du coup, l’engin a beau dépasser les deux tonnes sur la balance, il passe de 0 à 100 en 3,6 sec, de 0 à 200 en 12,8 s, pointe à 305 km/h ne met que 33,7 mètres pour passer de 100 km/h à 0.

4×4

A l’instar des Huracan et Aventador, la puissance du moteur est transmise aux quatre roues. Les 650 ch transitent du V8 aux quatre roues via une boîte de vitesses automatique à huit rapports à commande électro-hydraulique. Un convertisseur de couple spécialement développé pour l’Urus a été mis sur pieds afin d’augmenter la réponse moteur. A termes, la boîte proposera en option une petite unité électrique qui aura vite fait de transformer le SUV en Lamborghini hybride.

4 roues directionnelles

Le système à quatre roues motrices de l’Urus dispose d’un différentiel autobloquant Torsen qui, en situation normale, répartit 40% de couple à l’avant et 60 à l’arrière. Lorsque cela s’avère nécessaire, le système peut envoyer jusqu’à 70% aux roues avant ou 87% à l’arrière. Le différentiel arrière dispose d’un vecteur de couple actif qui peut fournir de la puissance à chaque roue en fonction du style et du mode de conduite et des niveaux d’adhérence. Pour le reste, on sait aussi que l’Urus se dote également du dispositif à quatre roues directionnelles déjà installé sous la carrosserie de l’Aventador S. Pour mémoire, ce système fait varier l’angle de braquage arrière de trois degrés dans les deux sens.

Petit fils du LM002

Esthétiquement, l’Urus est le digne petit frère de ses deux grandes sœurs supercars: les lignes sont tendues, la carrosserie est torturée. Cela dit, l’Urus affiche également sa filiation avec son grand père, le LM002, un 4X4 produit par Lamborghini entre 1986 et 1993 ou encore avec sa grand mère, la Countach, dont les lignes diagonales du capot auraient été reprises.

MLB Evo

Sous sa plastique, l’Urus est basé sur la plateforme MLB Evo du groupe Volkswagen, un châssis également utilisé par Bentley pour le Bentayga, par Porsche pour le Cayenne, ou encore par Audi pour le Q7. Le SUV mesure 5112 mm de long, 2016 mm de large et 1638 mm de haut. Son empattement est de 3003 mm.

6 modes de conduites

La suspension pneumatique adaptative permet à l’Urus de s’élever ou de s’abaisser afin de s’adapter aux conditions de roulage et aux différents modes de conduite. A ce propos, sachez qu’il en existe 6, tous expliqués ici. Les tailles de jantes vont de 21 à 23 pouces. Quant aux pneus chaussés par ce monstre de puissance, sachez que Pirelli a spécifiquement développé une gamme de pneus pour ce super SUV.

4 ou 5 places

A l’intérieur, la conception en Y du tableau de bord se veut résolument orientée vers le conducteur. A l’instar des Huracan et autres Aventador, l’Urus reprend également de nombreux éléments hexagonaux, y compris les évents d’aération et les porte-gobelets. Pour le reste, la console centrale accueille un volant à trois branches doté d’un système d’amortissement des vibrations, un écran TFT personnalisable et enfin, le tout dernier dispositif d’infodivertissement Lamborghini. La banquette arrière dispose de trois places ou, en option, de deux sièges. La capacité du coffre est de 616 litres. Elle peut bien évidemment être augmentée lorsque l’-on rabat la banquette arrière.

Construit en Italie

Appelé à battre le Stelvio et à décrocher un nouveau record sur le Nürburgring, l’Urus sera assemblé dans le fief de l’entreprise, à Sant’Agata Bolognese, non pas aux cotés de l’Aventador et de l’Huracan mais bien dans une nouvelle usine, située non loin de là. Avec son SUV, Lamborghini espère doubler sa production, la faisant passer à environ 7000 voitures par an. Le prix suisse du bolide n’est pas encore connu. Les premières livraisons de l’Urus sont attendues au printemps prochain.

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